Dijon a-t-il enfin lancé sa saison ?
Après cinq journées sans victoire, Dijon avait besoin d’un déclic. Il est arrivé juste avant la trêve. Le DFCO vient d’enchaîner deux succès consécutifs, d’abord contre Laval (3-2), puis sur la pelouse d’Annecy (2-1). Une série qui change déjà la lecture de son début de saison et replace l’équipe de Baptiste Ridira dans une zone beaucoup plus confortable du classement.
Dijon est désormais 9e avec 9 points, à seulement une longueur de Metz, Nancy, Annecy et Sochaux, tous regroupés à 10 points. Après un départ frustrant, le club bourguignon a donc totalement recollé au milieu du tableau.
Des performances intéressantes avant même les victoires
Le classement des premières semaines ne disait pas tout. Dijon avait déjà montré des choses encourageantes avant de gagner. Le nul à Montpellier, celui à Clermont ou encore la courte défaite 3-2 contre Saint-Étienne avaient laissé apparaître une équipe capable de produire du jeu et de tenir tête à des adversaires solides.
Après la défaite contre l’ASSE, Baptiste Ridira insistait d’ailleurs davantage sur la qualité du contenu que sur le résultat. Il estimait que son équipe avait été capable de regarder Saint-Étienne dans les yeux, tout en reconnaissant qu’il fallait devenir plus précis dans les zones décisives.
C’est précisément ce qui semble avoir changé lors des deux dernières journées.
Tavares apporte l’efficacité qui manquait
Face à Laval, Dijon n’a pas toujours maîtrisé la rencontre, mais il a enfin su être efficace. Samy Chouchane et Ange Lago ont marqué avant que Julio Tavares ne transforme le penalty de la victoire à la 79e minute. Ridira avait alors reconnu que le contenu n’avait pas été parfait, mais il avait surtout retenu le caractère et l’efficacité de son équipe.
Une semaine plus tard, Tavares a encore été décisif à Annecy.
Entré en jeu à la 70e minute, l’attaquant a inscrit deux buts en quelques minutes pour retourner un match que Dijon perdait 1-0. Cette fois, le DFCO n’a pas simplement résisté. Il a su modifier son approche en deuxième période, utiliser davantage la largeur et profiter des espaces créés par ses changements.
Le rôle du banc devient d’ailleurs l’un des éléments intéressants de cette progression. Tavares a fait la différence, mais Adel Lembezat a lui aussi pesé sur le scénario à Annecy. Dijon possède désormais davantage de solutions pour faire évoluer un match sans forcément dépendre de son onze de départ.
Metz permettra de mesurer les progrès
Deux victoires ne suffisent évidemment pas à effacer toutes les questions. Dijon a inscrit 10 buts mais en a également encaissé 10 après sept journées. L’équilibre reste donc perfectible.
Mais la dynamique a changé.
Après avoir attendu six journées pour obtenir son premier succès, le DFCO arrive à la trêve avec deux victoires consécutives et davantage de confiance. La reprise offrira immédiatement un test intéressant avec la réception de Metz le 12 octobre, avant un déplacement à Reims quelques jours plus tard.
Dijon n’a probablement pas encore réglé tous ses problèmes. Mais après plusieurs semaines où les bonnes intentions ne se traduisaient pas suffisamment au tableau d’affichage, les résultats commencent enfin à rejoindre le contenu.

